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La température de litière comme indicateur de curage

Pour réduire l'exposition des veaux aux proliférations microbiennes du fumier, il est nécessaire de limiter la température interne de la litière.

Dans un bâtiment, la litière joue un rôle important dans la concentration des germes émis par les animaux au travers de leurs différentes sécrétions (fèces, urines, sécrétions utérines et vaginales...). Elle peut, lorsqu’elle est trop chaude, être également un accélérateur de la dynamique de contamination, « la température étant favorable aux développements bactériens. La prise de la température de litière constitue ainsi une aide à la bonne gestion des aires paillées. La relever vise en effet à connaître les conditions au-delà desquelles les risques sanitaires induits par la litière sont trop importants et, ainsi, à rechercher la durée d’accumulation optimale entre deux curages. Les recommandations données en allaitant ont été ajustées par rapport à celles conseillées en lait, compte tenu de la gestion différente des bâtiments. En lait, la prise de température est assez facile à mettre en place du fait d’un indicateur simple à repérer : la qualité du lait. En allaitant, la santé des veaux (diarrhées) représente le premier indicateur d’alerte. Cela n’impliquant pas forcément une origine liée à la litière. C’est donc à l’éleveur de mettre en parallèle, santé des veaux, entretien de la litière et prise de température », observe Stéphane Mille, chef de projet bâtiment d’élevage à l’Institut de l’élevage.

Ne pas dépasser 36 °C à 10 cm de profondeur

En pratique, le fumier est à retirer lorsque la température interne de la litière à 10 centimètres de profondeur atteint ou dépasse 36 °C. Il convient d’utiliser un thermomètre à sonde métallique ou un thermomètre à usage vétérinaire. Trois relevés par case sont à effectuer, un sur l’avant, un au milieu, un sur l’arrière et ce, à mi-largeur de la case. Pour les boxes d’isolement, il est conseillé de pratiquer un relevé dans chacun d’eux. Les mesures doivent être réalisées à plus d’un mètre des bordures de l’aire paillée par rapport à un mur, un couloir de raclage ou une limite de case, et il est nécessaire d’éviter de prendre la température sur une zone souillée ou sur laquelle un animal était couché juste avant.

« Il n’y a pas de protocole précis concernant la fréquence de la prise de température ou le moment opportun. C’est plus à l’éleveur de tester et d’ajuster. En cas de problèmes observés, il peut par exemple décider pendant un hiver de réaliser des mesures tous les quinze jours », ajoute Stéphane Mille.

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