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Tristan s’installe en pleine tempête de la crise laitière

À 23 ans, Tristan Rouizi rejoint son oncle sur son exploitation laitière à Saint-Estèphe en Dordogne. Malgré sa motivation, le jeune éleveur se demande s’il n’aurait pas dû attendre que la conjoncture soit plus favorable pour devenir agriculteur.

Ce jour-là, Tristan préparait la vache Dune pour la présenter au Concours général agricole de Paris.
Ce jour-là, Tristan préparait la vache Dune pour la présenter au Concours général agricole de Paris.
© Nelly Fray

Lorsque nous avons rencontré Tristan Rouizi la première fois, il intégrait l’association des éleveurs de Prim’holstein de la Dordogne, devenant le plus jeune de ses administrateurs. Mais, à 23 ans, il est un peu partout « le plus jeune ». Lui-même a du mal à se concevoir si jeune avec tant de responsabilités sur les épaules. « J’ai toujours voulu devenir agriculteur, mais je souhaitais attendre que la conjoncture soit meilleure pour m’installer. C’est mon oncle qui m’a poussé à le rejoindre sur sa ferme à Saint-Estèphe. Il est d’une nature plus optimiste que moi. » Ce n’est pas le travail qui lui fait peur. Avant de rejoindre son oncle, Tristan a été salarié pendant deux ans chez lui. « C’est différent. Quand tu es sur ton exploitation, tu vois les choses autrement. Tu ne te poses pas les mêmes questions. Je pense qu’il faut du temps, on ne devient pas chef d’entreprise comme ça. Ça vient progressivement. » C’est chez son oncle que Tristan se découvre une passion pour les animaux. « Je n’étais pas un petit garçon toujours dans les tracteurs, mais j’aimais les vaches. » Il a très vite l’intuition qu’il a une fibre « animalière ». Mais, dit-il, « j’aurais tout aussi bien pu travailler dans un zoo ou un parc animalier. » C’est l’agriculture qu’il choisit et il passe son bac pro au lycée agricole de Coulounieix-Chamiers. Un stage dans une exploitation avec des chèvres confirme sa vocation. Mais c’est chez son oncle qu’il revient pour les vacances donner un coup de main. Il y a du travail pour deux et même pour trois, avec le cheptel de 70 vaches laitières, les 150 hectares de surface, et un travail intense de sélection du troupeau. C’est près de Dune, la vache sélectionnée pour participer au Concours général agricole de Paris que nous avons parlé avec Tristan. Il allait partir à Paris pour mener Dune sur le ring.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 9 juin 2016, numéro 1363.

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