Syndicalisme
Toujours les basses retraites
Le président de la section des anciens de la FRSEA a écrit aux présidents de la FNSEA et de la SNAE.

« Le 11 mai, vous allez rencontrer Eric Woerth, ministre du travail. Nous avons pris connaissance de vos revendications et propositions au travers de la motion que vous nous avez communiquée. Toutefois, nous tenons par la présente à vous rappeler les positions et les demandes de notre section régionale que nous souhaiterions que vous portiez à cette occasion. Au-delà des augmentations dérisoires que nous obtenons péniblement chaque année, nous avons constaté chez la plupart de nos mandants que ces minimes réévaluations les conduisaient à être redevables de certaines taxes dont ils étaient exonérés auparavant. Au final, quelques euros supplémentaires mensuels amènent à 200 euros de moins par mois, car il faut payer la CSG-RDS, la redevance audiovisuelle et d’autres taxes. Aussi, pour éviter cette situation, nous demandons que le plafond du revenu fiscal de référence soit porté à 20 000 euros pour un couple. Cela signifie qu'aucun prélèvement ne sera fait pour les retraites au-dessous du seuil de pauvreté (environ 800 euros par mois).
Parallèlement, nous tenons à vous redire combien nous comptons sur votre engagement. La FNSEA et la SNAE ont le devoir de défendre plus énergiquement les retraites des exploitants, conjoint(e)s et aides familiaux, avec pour les premiers une retraite complémentaire obligatoire (RCO) plus conséquente et pour les autres, la mise en place de la RCO. Nous ne comprendrions pas une position différente de la FNSEA et de la SNAE sur ce dossier. Nous savons que les actifs devront faire un effort financier pour soutenir ce schéma et ce, alors que le contexte agricole est difficile. Mais que représente 100 ou 200 euros annuels pour un exploitant au regard du travail et de la main d'œuvre que les parents, retraités, apportent souvent sur l'exploitation ? La reconnaissance et le respect dus à nos anciens passent par un minimum des retraites au niveau du seuil de pauvreté, afin que nos retraités n'aient pas à quémander à leurs enfants pour survivre.
Nous comptons sur toute votre énergie et votre implication pour que le dossier des retraites avance positivement et vite. A l'inverse, la FNSEA et la SNAE devront prendre la responsabilité de cet échec.
Le président de la section régionale des anciens exploitants, Willy Snakkers.
Limoges, le 10 mai 2010 »