Vaccination contre la grippe A/H1N1
L’indignation gagne les campagnes
Les présidents de la chambre d'agriculture, de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs ont vivement réagi auprès des instances préfectorales.

Dans cet imbroglio médico-administratif, les files d'attente pour la vaccination contre la grippe A/ H1N1 ne cessent de s'allonger au grand désespoir de la population. Sans croire que ces longues files d'attente vues à la télévision se déroule uniquement dans les grandes villes, ce même phénomène existe aussi dans les centres de vaccination creusois et ne cesse d'exaspérer la population creusoise.
Face à cette situation, les présidents de la chambre d'agriculture, de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs ont aussi vivement réagi auprès des instances préfectorales. Les dirigeants des organisations professionnelles dénoncent une organisation digne « des tickets de rationnement » qui pourrait largement être améliorée.
« Comment peut-on laisser des heures durant, des personnes malades et fragiles dans l'attente, sans explication et sans la moindre information » s'est indigné le président de la chambre d'agriculture Jean-Philippe Viollet après avoir vécu cette scène au centre de vaccination de La Souterraine.
Selon le président de la FDSEA, Philippe Monteil « les gens sont au bord de l'insurrection » et l'organisation doit être entièrement repensée. « Alors que la majeure partie des personnes convoquées sont âgés, pourquoi ne pas autoriser les médecins généralistes ou du travail a effectué la vaccination au cours des consultations ? Cela permettrait de désengorger les salles d'attente et surtout d'aller bien plus vite. »
Autant de solutions qui méritent d'être étudiées par les pouvoirs publics et qui faciliteraient grandement cette campagne de vaccination. Ces problématiques semblent être prises en considération au niveau des plus hautes instances de l'État. De nouvelles missions ont été données auprès des préfets pour engager une nouvelle organisation plus efficace et plus rapide.