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« Accueillir les jeunes et leur faciliter l’entrée aux Cuma »

© CUMA ALLIER

Éleveur à Montaiguet-en-Forez, âgé de 38 ans, Jérémy Leroy est installé depuis 2006 sur une SAU de 146 hectares sur lesquels il élève un cheptel de 110 vaches charolaises. Dans un premier temps, associé avec son père, il dirige son exploitation seul depuis sept ans.

Vous êtes, depuis le début de l’année 2021, le nouveau président de la FD Cuma de l’Allier. Une suite logique pour votre engagement auprès de la profession ?

 

Jérémy Leroy : Dès 2008, je me suis engagé au sein des Jeunes Agriculteurs de l’Allier en devenant secrétaire général pour devenir, ensuite, président des Jeunes Agriculteurs d’Auvergne jusqu’en 2014. Parallèlement, j’ai été élu au Ceser de 2013 à 2020. Membre de la Cuma de ma commune, j’en suis devenu le président au cours de l’année 2016. 80 % du matériel utilisé sur mon exploitation est en Cuma. C’est donc tout naturellement que j’ai intégré la fédération départementale, également en 2016. Tout d’abord comme simple administrateur, puis trésorier en 2018 et, enfin président depuis janvier. J’occupe également les fonctions d’administrateur au Cerfrance Terre d’Allier et à Alsoni Conseil en Élevage.

Quels sont les rôles de la Fédération Départementale des Cuma ?

J. L : Nous avons un rôle de soutien, de conseil et d’animation d’un réseau qui compte 260 Cuma à travers l’ensemble du département de l’Allier. Nous assurons un véritable support administratif lors des montages de dossiers de subventions. N’oublions pas la véritable philosophie d’une Cuma qui consiste en l’achat en commun de matériel innovant, performant pour en limiter les coûts tout en ayant un rôle d’entraide et de soutien entre agriculteur.

Quelles sont les dernières évolutions ?

J. L : La grande innovation c’est sans nul doute l’arrivée, en 2020, du logiciel Avagri. Il permet de centraliser toutes les opérations de facturation, de déclarations de travaux, de parts sociales mais aussi de réservation en ligne du matériel. Un nouvel outil qui a un coût mais qui permet un gain de temps considérable.

Nous sommes en partenariat avec Cerfrance Terre d’Allier pour nous permettre un appui de leurs domaines de compétences.

L’équipe des salariés de la fédération a été, en partie, renouvelée. Deux personnes sont en charge des questions administratives et une autre s’occupe plus particulièrement de la partie pulvé et compostage de fumier.

Quels sont les objectifs que vous vous donnez pour l’avenir de la FD Cuma ?

J. L : Avec l’équipe, nous souhaitons déployer le nouveau logiciel. À ce jour, ce sont déjà 170 Cuma du département qui l’utilisent. Il y a, bien entendu, aucune obligation de s’équiper mais c’est un gain de temps pour les présidents et trésoriers. Des formations seront proposées régulièrement.

Concernant les parts sociales, nous souhaitons les mettre à jour pour les Cuma qui en ont besoin.

J’ajoute à cela qu’une Cuma ne doit pas présenter trois résultats négatifs de suite sous peine de sanctions voire de dissolution. C’est une obligation liée au HCCA (haut conseil de la coopération agricole).

La stabilisation des cotisations est aussi une des priorités. Ce qui me conforte, c’est la bonne santé de bon nombre des Cuma de l’Allier.

J’en profite aussi pour indiquer à nos adhérents que le PDR (programme de développement régional) a été prolongé. À partir du printemps, les dossiers pourront être déposés mais n’hésitez à contacter la FD Cuma.

J’insiste sur le fait que les Cuma doivent accueillir le plus possible des jeunes et trouver des solutions pour leur faciliter l’entrée. Il faut dégager un budget sur le futur PDR pour financer les parts sociales de ceux qui constituent la relève de demain.

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