Aller au contenu principal

Le sol, un capital vivant

La bonne qualité biologique des sols est essentielle pour préserver leur potentiel agronomique. Cette prise de conscience est en train de s’opérer et amène à s’intéresser à la vie souterraine.

© E. Bignon

Si les propriétés physico-chimiques des sols sont plutôt bien connues, la vie biologique qu’ils abritent l’est beaucoup moins. Pourtant, les organismes vivants sous terre sont à la base d’un sol de qualité. De leur santé découle la bonne nutrition des plantes, de même que l’infiltration de l’eau, la résistance à l’érosion, la dépollution… Les organismes du sol ne se limitent pas aux vers de terre, loin s’en faut. Des plus petits (bactéries) aux plus gros (lombrics), en passant par des nématodes et arthropodes variés, la terre regorge d’une étonnante diversité biologique. Favoriser une vie du sol riche le rend également plus résilient face aux aléas climatiques et participe à une meilleure régulation naturelle des ravageurs.

Pour cela, il faut réintroduire de l’agronomie. Le sol est un moteur à alimenter. Il faut nourrir l’activité microbienne du sol, comme on nourrit un troupeau, nous disent les agronomes. L’agriculture de conservation, qui s’appuie sur une perturbation minimale du sol, une couverture végétale et des rotations longues, copie les mécanismes de la nature pour améliorer progressivement la fertilité du sol. Et plus celui-ci sera fertile, moins il y aura besoin d’outils mécaniques pour le structurer. Pour autant, le semis direct n’est pas une fin en soi, considèrent certains. Pour d’autres, ce palier est nécessaire pour véritablement franchir un cap. Quoi qu’il en soit, toute évolution requiert une adaptation à l’historique des parcelles, au contexte pédoclimatique, aux compétences et aux moyens de chacun… Parfois, les freins se révèlent plus psychologiques qu’agronomiques.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière