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Interculture : « La méthode Merci m’a énormément aidé à progresser sur les couverts »

Franck Baechler est agriculteur en agriculture de conservation des sols à Dhuizon, Loir-et-Cher. Il travaille à faire remonter le taux de matière organique de ses sols. La méthode Merci lui apporte de précieuses informations sur la captation d'azote, de phosphore et de potasse par ses couverts.

Franck Baechler © F. Baechler
"La méthode Merci m’apporte des indications sur l’évolution des éléments nutritifs dans les couverts mais, pour le moment, cela ne m’amène pas à modifier la fertilisation des cultures qui suivent", explique Franck Baechler
© F. Baechler
« J’ai repris une exploitation il y a trois ans avec les sols sablo-limoneux sur argiles caractéristiques de la Sologne, très hydromorphes l’hiver et séchants l’été. Les terres de l’exploitation se caractérisent par un taux faible de matière organique 0,5 à 1,5 point. Je travaille à faire remonter ces teneurs avec les techniques d’agriculture de conservation des sols (ACS). Les couverts végétaux d’interculture se composent de méteil (triticale, pois, vesce) auquel j’ajoute de la phacélie avant une culture de sorgho fourrager. Avant un maïs grain, il s’agit d’une vesce velue associée ou non à de la phacélie.
 

J’utilise la méthode Merci pour estimer la captation des éléments azote, phosphore et potasse dans ces couverts. Je fais des prélèvements de plantes pour cela, ou j’estime de visu la proportion de chaque espèce du couvert en biomasse. Pour les années qui viennent, l’objectif majeur des couverts et de mon système est de faire remonter le taux de matière organique des sols. D’autre part, en agriculture de conservation des sols et semis direct, il n’y a pas enfouissement des résidus de culture et c’est à prendre en compte pour estimer ce qui est restitué au sol dans la durée.

Comprendre ce que l'on peut capitaliser pour enrichir ses sols

La méthode Merci m’apporte des indications sur l’évolution des éléments nutritifs dans les couverts mais, pour le moment, cela ne m’amène pas à modifier la fertilisation des cultures qui suivent. La méthode m’a énormément aidé à progresser et à comprendre l’intérêt des couverts, en sachant ce que l’on peut capitaliser pour enrichir les sols. Malheureusement, ces dernières années, la sécheresse et les fortes chaleurs dans notre région rendent très difficile la mise en place des couverts. »

70 hectares dont maïs grain, méteil, prairie ; élevage de vaches et moutons. Société de conseil en agronomie (Holisticom).

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