Bonne dynamique en volailles et en œufs pour Terrena
Portées par la demande en poulet et œufs de consommation, les filières volailles et œufs de Terrena ont eu une bonne dynamique en 2025.
Portées par la demande en poulet et œufs de consommation, les filières volailles et œufs de Terrena ont eu une bonne dynamique en 2025.
En 2025, la filière volailles de Terrena, qui regroupe 688 éleveurs, sept abattoirs et six usines de transformation, pour 200 000 tonnes commercialisées, a connu une bonne dynamique, tirée par la « poulettisation » de la demande.
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1,5 million de poulets par semaine ont été produits, pour 20 millions de pintades et 20 millions de canards maigres, soit la moitié des capacités de production, les stocks postgrippe aviaire pesant toujours sur le marché. La tension sur l’approvisionnement a bénéficié aux marques de Galliance. « Les ventes de poulet ont progressé de 4 à 5 %, notamment en Nouvelle Agriculture et sous les marques bio Nature de France et Le Picoreur », précise Olivier Challou, président de Terrena. Pour suivre l’évolution de la demande en poulet, Terrena a annoncé la création de 50 bâtiments supplémentaires d’ici 2030. Une dizaine de bâtiments sortent de terre chaque année. Galliance s’est aussi concentrée sur l’amélioration des outils industriels et le bien-être animal. 16 millions d’euros seront investis en 2026 à l’abattoir de Languidic, dans le Morbihan, notamment pour un nouveau quai d’anesthésie gaz, et des travaux similaires suivront à l’abattoir de Nueil-les-Aubiers, dans les Deux-Sèvres. Galliance a aussi lancé une offre ECC (1) aux marques La Nouvelle Agriculture et Père Dodu. La transition complète pourrait se faire en 2028.
Développer l’autoapprovisionnement en œufs
L’œuf de consommation a tiré le chiffre d’affaires. Face à une demande en forte hausse et pour l’approvisionnement de ses filiales ovoproduits Igreca et Samo, Terrena a annoncé un objectif de 100 bâtiments pondeuses plein air supplémentaires d’ici 2030. 27 sont déjà construits et 27 en construction. La transition vers le hors cage (84 % des pondeuses fin 2025) s’est toutefois traduite par un recul de 150 millions d’œufs. Au final, les 141 éleveurs de poules pondeuses ont produit 1,1 milliard d’œufs, avec une progression des ventes de + 80 % en Label rouge, + 49 % en plein air, + 36 % en bio et une bonne performance de la marque La Nouvelle Agriculture. En 2026, l’objectif est que 1,5 nouveau bâtiment par mois soit mis en production. 3 millions d’euros seront aussi investis par la filiale de conditionnement et commercialisation d’œufs Ovalis dans une nouvelle casseuse. Et l’objectif pour Terrena sera de passer de 47 % d’œufs fournis à Ovalis par ses adhérents à 80 % en 2030.
Résultats en hausse
En 2025, le groupe Terrena a réalisé un chiffre d’affaires de 5,9 milliards d’euros, dont 1 104 millions d’euros en volailles, et un Ebitpa de 230 millions d’euros. Son résultat net est passé de 30 millions d’euros en 2024 à 100 millions d’euros en 2025, dont 25,7 millions pour la coopérative qui va redistribuer 14 millions d’euros à ses adhérents. 186 millions d’euros d’investissement sont aussi prévus en 2026. Et la coopérative poursuit son projet de rapprochement avec Agrial qui, s’il est approuvé par l’Autorité de la concurrence, pourrait être mis au vote des assemblées générales des deux coopératives fin 2026.