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Une « méditerrannéisation » du climat du Massif central d’ici 2050

Avec des différences notables selon les territoires, le Massif central connaîtra certainement des évolutions climatiques sensibles. Le récent colloque AP3C à Vetagrosup explorait les différents scenarii et dégageait plusieurs pistes de travail.

La table ronde regroupait Bruno Dufayet, président de la Confédération nationale de l’élevage (CNE) et de la commission enjeux sociétaux chez Interbev, Henri Landes, maître de conférences à Sciences Po Paris et fondateur de Climates, Richard Moine, éleveur dans l’Allier et élu à la chambre d’agriculture de l’Allier, Maud Bouchet, de Coop de France Aura et Jérôme Orvain, conseiller régional Nouvelle-Aquitaine, délégué à l’agro-écologie.
La table ronde regroupait Bruno Dufayet, président de la Confédération nationale de l’élevage (CNE) et de la commission enjeux sociétaux chez Interbev, Henri Landes, maître de conférences à Sciences Po Paris et fondateur de Climates, Richard Moine, éleveur dans l’Allier et élu à la chambre d’agriculture de l’Allier, Maud Bouchet, de Coop de France Aura et Jérôme Orvain, conseiller régional Nouvelle-Aquitaine, délégué à l’agro-écologie.
© Marie Renaud

Qu’on le veuille ou non, le changement climatique est une réalité. Et qui d’autres que ceux qui sont en prise directe avec le climat peuvent s’en rendre compte. Depuis 2015, le service interdépartemental pour l’animation du Massif central (Sidam), épaulé par différents partenaires dont des instituts techniques, explore les relations entre agriculture et évolution climatique. Les premières conclusions ont été rendues, mardi 4 juillet dernier, à l’occasion d’un colloque intitulé « Le changement climatique : quels impacts pour les exploitations agricoles et le territoire du Massif central ». « On sait qu’il existe une relation étroite entre agriculture et climat puisqu’elle participe aux émissions de gaz à effet de serre mais est aussi capable de stocker du carbone », schématise Léa Geneix, chargé de mission Sidam qui exhorte a aller vers « des systèmes plus résilients et plus durables ».

« Il existe une volonté des acteurs du monde agricole à ne pas subir les évolutions mais à les anticiper »
Car oui, le changement climatique se conjugue au présent. « Les changements climatiques sont déjà visibles, note Olivier Tourand, élu creusois référent du projet AP3C (adaptation des pratiques culturales au changement climatique). Il existe une volonté des acteurs du monde agricole à ne pas subir les évolutions mais à les anticiper ». Un avis partagé par Bruno Dufayet, président de la Confédération nationale de l’élevage pour qui « il n’y a pas de place pour les climato-sceptiques puisque, grâce à un chiffrage concret, on sait que les changements sont là. La prise de conscience est réelle. Les enjeux bien circonscrits ».

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1418, du 13 juillet 2017, en page 7.

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