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L'OCDE opte pour le libéralisme agricole

Selon l'OCDE, les aides couplées et découplées soutiennent une production agricole effrénée, émettrice de gaz à effet de serre. Aussi, l'adaptation au changement climatique impose de changer de politique agricole.

Selon l'OCDE, les aides couplées et découplées soutiennent une production agricole effrénée, émettrice de gaz à effet de serre. Aussi, l'adaptation au changement climatique impose de changer de politique agricole.
Selon l'OCDE, les aides couplées et découplées soutiennent une production agricole effrénée, émettrice de gaz à effet de serre. Aussi, l'adaptation au changement climatique impose de changer de politique agricole.
© L'Anjou agricole

Lorsque les politiques de soutien public par le prix ou par des aides « représentent la plus grande part du soutien global aux producteurs, elles encouragent la production, l'utilisation d'intrants, l'allocation de terres aux cultures soutenues et l'entrée de terres dans le secteur agricole. Tout cela peut réduire la capacité de l'agriculture à s'adapter au changement climatique », affirment les auteurs du dernier rapport de l'OCDE intitulé « Politiques agricoles : suivi et évaluation ».
Durant les années 2020-2022, les 54 pays étudiés par l'organisation économique de coopération et de développement économique (OCDE) ont dépensé 758 milliards d'euros par an en moyenne pour soutenir leur agriculture. Et près des trois quarts de ces soutiens ont été alloués aux agriculteurs. Aussi, le taux de soutien net à la production équivaut à 9,8 % des recettes agricoles brutes en moyenne. À l'échelle mondiale, le sucre est le produit de base qui bénéficie du niveau de soutien le plus élevé (23 % du produit de vente), suivi du maïs et du riz (environ 15 %). Plusieurs produits de l'élevage profitent également de transferts substantiels. Mais les soutiens du blé, de l'orge et du lait sont globalement négatifs (les prix du marché intérieur sont inférieurs aux cours mondiaux).
L'OCDE dénonce en particulier les méfaits des aides couplées, versées pour soutenir des productions ou pour réduire le prix des achats des intrants. « Elles entravent la capacité des agriculteurs à ajuster leur activité au changement climatique », affirme l'organisation.
Par exemple, « le soutien à la production de cultures gourmandes en eau, comme le coton ou le riz, peut accroître le risque de pertes dues aux sécheresses au cours d'une saison donnée », rapporte encore l'organisation.

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