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Le Life Green Sheep pour réduire les émissions de CO2

En France, l’étude Durabilité des exploitations en élevage ovin (DEO) lancé en mars 2020 par l’Institut de l’élevage (Idele) a permis de constituer un outil d’évaluation des émissions de gaz à effet de serre des élevages ovins. Le programme Life Green Sheep étend ces travaux à l’échelle européenne. En vue des plans d’action pour rendre les élevages plus durables.

© HC

Réduire de 12 % en dix ans les émissions de gaz à effet de serre : telle est l’ambition du programme européen Life Green Sheep juste lancé au début du mois d’octobre. À partir des données collectées auprès de 1 637 exploitations d’ovins lait (524) et viande (1 123), ce programme vise à définir les leviers d’action nécessaires pour rendre ces élevages plus durables. Autrement dit plus performants environnementalement (moins d’émissions de CO2 par exemple), plus performants économiquement et plus performants socialement (charge de travail, transmissibilité). Life Green Sheep associe les cinq principaux pays producteurs d’ovins lait et viande de l’Union européenne à savoir, la France, la Roumanie, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie. Ensemble, ils représentent 47 % de la production européenne ovine. Pour le réaliser, ce programme mobilise des instituts techniques, tel que l’Institut de l’élevage (Idele), qui opéreront dans les cinq pays retenus. En France, l’opération porte sur 1 096 exploitations (885 ovins viande et 225 ovins lait).

Points à améliorer
Le programme européen ne débute pas sur rien. L’Idele vient d’achever une étude DEO (durabilité des exploitations ovines) similaire, dans l’esprit, à celle de Life Green Sheep. Mais elle porte sur une centaine d’élevages d’ovins lait et viande seulement. Les résultats obtenus dans chacune de ces exploitations se présentent sous forme « d’une ou deux pages » de tableaux associés à un graphique en forme de radar. Ce dernier présente les enjeux des trois piliers de durabilité environnementale, de durabilité économique et de durabilité sociale à travers un certain nombre d’indicateurs et d’enjeux évalués sur la centaine d’exploitations. Résultat : ce radar met en évidence les points à améliorer les enjeux des exploitations passées à la loupe.

+31 euros par brebis
Autre enseignement de l’étude DEO, les liens étroits entre la performance environnementale, la performance économique et la performance sociétale des exploitations testées. « Quand on améliore les performances environnementales des exploitations ovines, on améliore leurs performances techniques et économiques », affirme Sindy Moreau, cheffe de projet évaluation environnementale de l’Idele. Un élevage de brebis, en bon état à la mise bas et des agnelles de renouvellement bien conformées, émet 8,8 % de CO2 en moins tout en dégageant des marges supplémentaires de 31 € en plus par brebis. Pour mener l’étude DEO, l’Idele s’est appuyé sur les outils de diagnostics disponibles CAP’2ER et Sieol/TéOvin. Ce sont deux outils d’évaluation environnementale et économique bien connus dans la filière ovine. Les données technico-économiques des exploitations testées, figurant dans les comptes de résultats ou transmises à l’Idele sont aussi des indicateurs utilisés pour réaliser le diagnostic DEO. Pour l’étude européenne, les différents pays participants utiliseront leurs propres outils de diagnostic après les avoir étalonnés pour être certains que les résultats obtenus seront comparables.

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