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La fertilisation du colza à l’automne autorisée en zone vulnérable

C’est le fruit d’un travail de longue haleine des instituts techniques et des représentants de la profession agricole : dans la plupart des situations, il est désormais possible d’apporter jusqu’à 30uN d’engrais de synthèse sur colza entre le 1er septembre et le 15 octobre.

L'automne est une période cruciale pour la culture du colza.
L'automne est une période cruciale pour la culture du colza.
© Terres Inovia

«C’est avéré, des colzas robustes à l’automne résistent mieux aux bioagresseurs. La règlementation en zone vulnérable s’adapte et autorise désormais l’apport d’engrais à l’automne sous certaines conditions. Si cette ouverture est une bonne nouvelle pour l’agronomie, l’apport ne doit pas devenir systématique.

Un apport d'engrais possible sous conditions

En zone vulnérable, un apport d’un maximum de 30uN d’engrais de synthèse est dorénavant possible entre le 1er septembre et le 15 octobre dans certaines situations. Trois conditions sont à respecter :

- Semis de colza avant le 25 août,

- A partir du stade 4 feuilles,

- Il n’y a pas eu d’apport d’automne d’effluents organiques supérieur à 30uN efficace avant le 1er septembre (à titre d’exemple, un apport de 30t de fumier de bovins standard ou de 4t de fumier de volailles standard apportent 15uN efficace)

Pourquoi cette évolution règlementaire est une bonne nouvelle pour la production de colza dans l’Allier ?

Au-delà de l’aspect réglementaire, il est important de se demander quels sont les intérêts agronomiques de cette évolution. Apporter de l’azote sur ses colzas à l’automne ne doit pas devenir systématique. Néanmoins, cette stratégie peut être un allié dans la maitrise des bioagresseurs d’hiver comme les larves de grosses altises.

Dans quelle situation et pourquoi apporter de l’azote à l’automne ?

Lorsque les colzas semés avant le 25 août et n’ayant pas reçu plus de 30uN organique arrivent en fin d’azote avant l’hiver car les colzas qui rougissent tôt à l’automne ou au début de l’hiver sont des colzas qui vont s’arrêter de pousser souvent trop précocement. La biomasse entrée hiver sera insuffisante pour supporter les migrations de larves de grosses altises. Cela aura donc pour conséquence de laisser ces larves migrer jusqu’au cœur du colza durant tout l’hiver. Toutefois, l’impact potentiel ne pourra être observé et réellement mesuré qu’en sortie d’hiver grâce à des tests Berlèse ou l’observation de ports buissonnants.

L’apport de 30uN sur des colzas peu développés en début de carence azotée avant le repos végétatif peut être un véritable booster de vigueur et de production de biomasse. Attention, ce levier n’est autorisé et n’aura d’avantage que si et seulement s’il est utilisé dans les conditions citées précédemment.

Pour plus de renseignements ou pour tout complément d’information, n’hésitez pas à contacter le service agronomie de la Chambre d’agriculture de l’Allier.

 

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