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Fertilité
Du vêlage au retour en chaleur, comment améliorer la productivité de son troupeau ?

Le 18 mars dernier, la Chambre d’Agriculture et Bovins Croissance, en partenariat avec GDS Creuse, la coopérative Elva Novia, CCBE et le GDA de Bourganeuf ont organisé une journée technique sur la gestion de la reproduction.

© Chambre d'agriculture de la Creuse

Cette journée s’est déroulée au Gaec du Villard, chez Michel et Bernard Vialatoux.
Dans un contexte où le nombre de naissances diminue en Creuse (-5 500 veaux de août à février 2014 comparé à 2013) et où le nombre de vaches présentes se maintient, les éleveurs creusois sont confrontés à des problèmes de productivité. La productivité numérique d’un troupeau s’exprime en nombre de veaux sevrés par vache. Différents paramètres interviennent, le taux de gestation (objectif : 92 ), la mortalité des veaux (objectif : <5 ) et l’intervalle vêlage/vêlage (moins de 370 jours). Les éleveurs peuvent connaître ces critères à partir de différents documents mis à leur disposition (par le Service élevage, par le GDS ou à partir de leur outil informatique de gestion de troupeau). L’important est de repérer les animaux à risques (les animaux à vêlages difficiles, les primipares, les vaches avec plus de 390 jours d’IVV, les vêlages tardifs) et ainsi de prévenir les problèmes liés à ces animaux. Un des leviers d’intervention concerne la conduite sanitaire du troupeau (pour avoir un vêlage plus facile, un mâle et des femelles fertiles en limitant au maximum les risques de métrites).
L’alimentation est un des principaux leviers d’amélioration. La fonction de reproduction est une fonction de luxe par rapport à l’entretien ou la croissance. Il convient d’adapter l’alimentation au stade physiologique de l’animal et surtout de veiller à répondre aux besoins dans les 2 mois qui précèdent et les 2 mois qui suivent le vêlage. Il est également essentiel de veiller à la conduite des génisses.
Le logement des animaux et l’organisation des lots sont également des facteurs importants pour une bonne surveillance des vêlages et des interventions facilitées. La gestion des vêlages et de la mise à la reproduction par lot homogène au niveau du stade physiologique permettent une meilleure conduite sanitaire et une gestion plus raisonnée des réformes. Les constats de gestations réalisés dans les 4 mois suivants le vêlage constituent une aide à la décision dans l’organisation des lots.
Augmenter l’IVV moyen du troupeau ou augmenter le taux de mortalité pénalisent les résultats économiques d’un troupeau. Passer de 370 à 385 jours en IVV et de 5  à 10  de mortalité, génère pour un troupeau de 80 vêlages, une perte de l’équivalent de 8 veaux. De plus, la présence d’une vache improductive revient à 1 000 euros pour un cheptel de 80 vêlages en terme d’alimentation et de charge de structure pour l’élevage. Dans un contexte économique où les élevages tentent de limiter les charges, la gestion de la reproduction est un des premiers leviers d’amélioration possible.

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