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Don d’organes : et si on en parlait ?

Le don d’organes est un sujet d’actualité récurrent, un sujet de société sur lequel Groupama d’Oc a choisi de s’arrêter lors de ses assemblées générales de caisses locales.

Faire connaître sa position est la meilleure façon de s’assurer que sa volonté sera respectée. On peut se procurer une carte de donneur, téléchargeable par exemple sur le site de l’agence de la biomédecine.
Faire connaître sa position est la meilleure façon de s’assurer que sa volonté sera respectée. On peut se procurer une carte de donneur, téléchargeable par exemple sur le site de l’agence de la biomédecine.
© DR

L’objectif n’est pas de plaider pour ou contre le don d’organes, il s’agit simplement d’encourager la réflexion pour en faire part à ses proches afin qu’ils puissent en témoigner. En 2015, 5 746 greffes ont été réalisées en France pour 21 378 personnes inscrites sur la liste d’attente. Les transplantations les plus fréquentes sont celles du rein (3 486). On transplante également le foie, le cœur ou les poumons. Ces greffes permettent d’améliorer significativement la qualité de vie des malades. Les bénéficiaires d’un don de rein ne sont plus contraints à la dialyse et peuvent renouer avec une vie normale. D’autres transplantations, comme celles du cœur et du foie, sont vitales. Certaines greffes résultent de dons effectués du vivant du donneur. Dans ce cas, le don est limité au cercle familial ou à un proche. Les conditions à réunir sont très strictes, car il ne faut prendre aucun risque pour la santé du donneur. Le candidat au don est soumis à un bilan médical complet. Un comité d’experts vérifie également que le donneur mesure bien les enjeux et les risques de l’opération et qu’il n’a subi aucune pression psychologique ou financière. Dans les faits, la grande majorité des greffes (plus de 90 %) est issue de dons post-mortem. Ce sont des personnes en état de mort encéphalique à la suite d’un accident vasculaire cérébral, d’un arrêt cardiaque ou d’un traumatisme crânien, soit moins de 1 % des décès à l’hôpital. Le consentement au don d’organe post-mortem en France est présumé. Chacun d’entre nous est considéré comme donneur après sa mort, sauf s’il s’y est opposé de son vivant. Même si la loi pose un principe de consentement présumé, les médecins vont chercher systématiquement à savoir en interrogeant sa famille et ses proches si la personne ne leur avait pas confié son opposition au don d’organes.

La suite dans le Réveil Lozère, page 6, édition du 23 juin 2016, numéro 1365.

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