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Boeuf de Haute-Loire
"Avec une filière comme "Le Bœuf de Haute-Loire", c'est encourageant de finir ses génisses"

À Arsac en Velay, Pierre Chapuis élève des génisses sous marque "Le Bœuf de Haute-Loire" et sait qu'il peut compter sur une valorisation intéressante pour ses animaux.

Pierre Chapuis éleveur à Arsac en Velay, engagé dans la démarche "Boeuf de Haute-Loire", devant ses charolaises,
Pierre Chapuis avec ses génisses qui seront vendues sous marque "Le Bœuf de Haute-Loire".
© HLP

Pierre Chapuis élève 55 mères charolaises au cœur du village d'Arsac en Velay. Installé depuis 2000 sur l'Earl d'Arsac sur 135 ha répartis sur 3 communes (Arsac, St Christophe/D et Freycenet La Cuche), l'éleveur travaille avec sa conjointe Betty, associée à mi-temps. Sur le cheptel conduit en race pure, la sélection se fait à 90% par l'insémination et via un taureau dans les parcs. Ses objectifs de production le conduisent à rechercher les qualités laitières pour les mères (facilité de vêlage, qualité du lait) pour améliorer le démarrage des veaux, ainsi que la qualité de viande (viande et conformation) pour le renouvellement des vaches.

Une quinzaine de génisses sous marque "Le Bœuf de Haute-Loire"

Pierre Chapuis produit entre 20 et 25 broutards par an qui partent pour l'Italie par l'intermédiaire de Sicarev et une quinzaine de génisses par an sous marque "Le Bœuf de Haute-Loire". "Sur mon lot de génisses nées sur l'exploitation, je privilégie celles à la conformation viande pour faire du Bœuf de Haute-Loire". Élevées au pâturage la majeure partie de leur vie, les génisses sélectionnées rejoignent le bâtiment au moment de leur engraissement.  Une fois qu'elles ont atteint un âge compris entre 22 et 26 mois et un poids de 350 - 380 kg de carcasse, Sicarev les prend en charge pour les faire abattre à
Yssingeaux et les acheminer à Super U Aiguilhe pour leur commercialisation.
Pierre Chapuis s'est engagé dans la démarche “Bœuf de Haute-Loire“ depuis son lancement en 2016 et ce sans aucune hésitation. "Le cahier des charges collait parfaitement à mes méthodes de travail. Je n'ai rien changé à ma façon de travailler ni à mes débouchés, tout en bénéficiant de la plus-value attachée à la marque !". Ses animaux sont nourris à l'aide de céréales mélangées (8kg par jour de blé et orge) produites sur l'exploitation auxquelles il ajoute un aliment acheté pour équilibrer la ration ; du foin grossier est donné à volonté pour faciliter la rumination. Notons que l'exploitation est autonome en fourrage (enrubannage et foin). Les parcellaires éloignées de l'exploitation sont certes un inconvénient, mais cela apporte une sécurité relative en terme de récolte de fourrage en particulier les années sèches.

Une filière qui rémunère ses éleveurs

Pierre Chapuis est pleinement satisfait du retour de la filière Bœuf de Haute-Loire en terme de rémunération. "En moyenne, les génisses sous marque sont payées entre 0,80 et 0,90 centimes d'euros/kg de plus que les génisses classiques. On peut donc compter sur une valorisation supplémentaire moyenne de 250 € par bovin. Et cette valorisation est systématique ! On peut dire que la filière rémunère ses éleveurs. Je suis également content que les grandes surfaces comme Super U jouent le jeu, travaillent en confiance avec les éleveurs et contribuent ainsi à dynamiser l'agriculture de proximité".
Cette valorisation est d'autant plus appréciée en cette période compliquée pour la viande. "Depuis le début de l'année, je perds entre 150 et 180€ par broutard dû à un engorgement du marché européen. Quant aux vaches de réforme, leurs cours sont stables voire en légère baisse. À l'heure où le prix des produits agricoles a tendance à stagner même baisser et que le changement climatique impose plus fréquemment des épisodes de sécheresse, ça fait du bien de pouvoir compter sur la valorisation sous marque !" lance l'éleveur qui ajoute : "Avec une filière comme le “Bœuf de Haute-Loire“, c'est encourageant de finir ses génisses". Quant au retour des consommateurs sur la qualité de sa viande, il ne l'a pas directement mais "puisque Super U est toujours acheteur de ma viande, c'est signe qu'elle est appréciée !".
 

La filière “Bœuf de Haute-Loire“ en 2020

Lancé en 2016, le “Bœuf de Haute-Loire“ est une marque locale interprofessionnelle pour les bovins de races à viande, élevés et abattus en Haute-Loire. Au 1er janvier 2019, le cahier des charges a évolué. à partir de cette date, seuls les bovins nés en Haute-Loire sont admis.
Peuvent être vendus sous marque :
- les génisses de plus de 18 mois et les vaches de moins de 5 ans.
- des animaux de races à viande et de croisements entre elles.
- au moins 4 mois de présence dans l’élevage avant abattage
 - conformation : E, U , R+ ou R =
finition suffisante (gras : 2, 3 ou 4)
La marque réunit plusieurs collèges : collège des producteurs (80 élevages adhérents), collège des commerçants de bestiaux et organisations de producteurs (2 OP et 3 négociants privés), collège des abattoirs et grossistes (3 abattoirs du département et 3 grossistes), collège des distributeurs : (4 bouchers artisans et 8 GMS).

 

 

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