Aller au contenu principal

Automatiser le raclage grâce au robot à lisier

Gain de temps, de confort, d'argent... Pour toutes ces raisons, de plus en plus d'éleveurs optent pour le robot à lisier au moment de créer ou réaménager leur bâtiment.

Robot aspirateur de lisier dans une stabulation
Pour optimiser le fonctionnement d'un robot aspirateur, il convient de bien penser l'aménagement de son bâtiment en amont.
© Léa Durif

Pour ce qui est du raclage automatisé des stabulations, le robot à lisier est ce qui se fait de mieux en la matière. Qu'il aspire ou ramasse à l'aide de pâles, le principe reste le même : le robot réalise seul la collecte du lisier, sa vidange ainsi que sa recharge, en adaptant ses déplacements à son environnement. 

Contrairement au racleur qui se déplace en lignes droites, le robot collecteur de lisier peut être programmé pour s'immiscer dans les moindres recoins : passages, logettes, aires d'attente... » explique Éliane Gardon, conseillère bâtiment à l'EDE du Puy-de-Dôme. « Plus besoin de passer derrière ! »

 

Économies sur le long terme

Un robot à lisier coûte 35 000 euros en moyenne, et fait partie des matériels pris en compte par les aides bâtiments agricoles (PCAE). 

Au-delà d'alléger la charge de travail quotidienne des éleveurs, il permet de réaliser de belles économies sur le long terme. C'est la raison qui a poussé le Gaec Vazeille (La Goutelle) à investir dans un Lely collector 120 au moment de construire ses logettes. 

Avant de réaménager le bâtiment, nous avions une aire paillée. Nous achetions 250 tonnes de paille par an, sans parler du transport. Le passage au robot à lisier nous évite ces frais ; les économies réalisées devraient compenser notre investissement d'ici une quinzaine d'années. » 

Le robot peut également s'avérer être une solution économique dans le cadre de l'aggrandissement d'un bâtiment équipé d'un canal de raclage, qui nécessite d'être déplacé. « Cela coûte moins cher de boucher le canal, d'investir dans un robot et de créer un point de vidange », souligne Eliane Gardon.

À lire aussi -> "S'il n'y a plus de robot de traite, il n'y a plus de vaches sur la ferme !"

 

Combien de robots pour ma stabulation ?

Le nombre de robots à acquérir dépend du nombre de vaches, de la surface à racler et des capacités du modèle. Au Gaec du Puy de Boucaud (Heume l'Église) par exemple, l'achat de deux robots a été nécessaire pour assurer le raclage du bâtiment de 120 mètres de long, disposant de 177 logettes. Pour Eliane Gardon, le mieux reste de prévoir une marge. Car si la surface à racler correspond à la capacité maximum du robot, « le moindre obstacle (une vache allongée par exemple) pourrait lui faire prendre un retard très difficile à rattraper. »  

 

Comment optimiser mon bâtiment pour le robot ?

Il faut que le sol soit plat, en général avec une pente inférieure à 3% » 

Pour optimiser le fonctionnement d'un robot aspirateur, il convient de bien penser l'aménagement de son bâtiment en amont. « Le robot ne peux pas monter de marche ! Il faut donc que le sol soit plat, en général avec une pente inférieure à 3% » explique la conseillère, « cela apportera également un gain de confort aux vaches et aux éleveurs ». Le mode de déplacement du robot est également à prendre en compte. En effet, certains modèles sont équipés de capteurs qui limitent la largeur maximale entre deux obstacles. Par exemple, « le Lely collector 120 ne peut pas détecter des murs espacés de plus de 7 mètres l'un de l'autre » illustre Éliane Gardon. De même, la hauteur des capteurs sera à prendre en compte pour déterminer la hauteur du seuil des logettes. 

Concernant la vidange, le point de décharge doit se situer à un endroit stratégique, permettant d'optimiser les trajets du robot afin de lui éviter de perdre du temps et de s'user prématurément. « En fonction de la configuration du bâtiment, deux points de vidange peuvent être nécessaires ».

À lire aussi -> Ils autoconsomment leur énergie solaire

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Haies : qu'est-ce qui pousse les éleveurs cantaliens à replanter ?

Depuis 2020, près de 75 km de haies ont déjà été replantés dans le Cantal par les agriculteurs, une dizaine d’autres devraient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière