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Assemblée générale creusoise du Herd Book Charolais

© HBC

Mardi 2 juin 2015, la commune de Saint-Chabrais accueillait les producteurs de Charolais autour du vice-président du Herd Book Charolais Dominique Loulergue et de son trésorier Alain Rousseau. Ce rassemblement a été l'occasion de faire le point sur l'évolution de la production.

La production, en chiffres
Entre 2005 et 2014, comme pour l'ensemble de la production bovine, le nombre de vaches allaitantes charolaises a diminué. Il est passé de 1 650 000 à 1 460 000 VA. La pointe bretonne, le nord du bassin aquitain, l'Ariège, la Savoie et le Loir-et-Cher sont les 5 secteurs géographiques les plus concernés, avec une régression supérieure à 26 % au cours des dix dernières années.
Au préalable, le cheptel charolais était près de deux fois plus élevé que celui de bovins limousins. Aujourd'hui, la Limousine garde un effectif stable, voire en légère augmentation sur les quatre dernières années. Ceci a eu pour effet de réduire l'écart entre les deux productions sur le plan national. Arrive en suivant la Blonde d'Aquitaine avec environ 500 000 animaux puis, l'Aubrac, qui connaît une forte augmentation mais dont l'effectif total reste inférieur à 115 000 VA, puis la Salers, qui plafonne à 90 000 VA.
À l'inverse, au niveau régional, la Limousine domine et l'écart entre les deux races se creuse : le différentiel était de 10 000 VA en 2005, il dépassait les 25 000 VA en 2014.

Les effectifs certifiés
Globalement, le nombre de vaches cotisantes augmente : la diminution du nombre d'exploitation étant compensée par l'agrandissement des cheptels par exploitation. La base de sélection 2014 comprenait 128 000 VA. De plus, après avoir diminué jusqu'en 2013, le nombre certifications au livre A dépasse de nouveau les 45 000 animaux par an. La certification des mâles, elle, reste stable.

Le positionnement racial et les perspectives
De nouvelles règles vont être appliquées au sein du HBC : les juges feront l'objet d'une formation approfondie auprès des spécialistes de la race. Puis, lors des concours, seul un juge sera désigné au lieu des trois actuels. Il devra être agréé donc avoir effectué la formation, il sera dit « juge élite ». Il y également une nouvelle hiérarchisation des postes à observer (pour le dos : rectitude, longueur, épaisseur, pour le quartier arrière : carré de bassin, arrondi de culotte, souplesse de peau et tombée de jarret, enfin pour le quartier avant : tête, aplombs avant, position des épaules).
La valorisation des animaux dotés des qualités supplémentaires recherchées, facilité de vêlage, bonne conformation et bon rendement, est permise par deux principaux outils : les concours et les stations de testage. Ces mises en avant permettent de jalonner au fil du temps le parcours sélectif de cette race. Mais, la sélection commence à l'échelle de chaque exploitation. Et pour aider l'éleveur dans ses choix quotidiens, les dirigeants du HBC ont décidé d'agir via la communication interne, l'accompagnement technique des éleveurs avec des améliorations telles que le génotypage dès 2016. L'objectif est de parvenir à exprimer pleinement le potentiel de la race.
Enfin, tous s'accordent sur le fait que l'exportation constitue une véritable opportunité. D'ailleurs lors du congrès HBC international en 2014, 14 pays étaient présents, dont le Mexique et la Colombie. Il en a résulté la signature d'un partenariat avec l'Amérique latine. L'avenir de cette production, et de bien d'autres encore, repose en partie sur l'exportation.

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