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Ambroisie trifide : la FREDON appelle à la mobilisation générale

Face à la propagation préoccupante de l'ambroisie trifide en France, l'Observatoire des ambroisies exhorte les agriculteurs et l'ensemble de la population à rester vigilants et agir rapidement. 

ambroisie trifide vue de haut
Au début de son cycle (d'avril à juin), les plantules d'ambroisie trifide possèdent deux cotylédons arrondis, avant de former deux feuilles opposées (de juin à juillet). Ses feuilles mesurent 4 à 15 cm et peuvent compter un à cinq lobes, le plus souvent trois.
© FREDON

Le 1er juillet dernier, un communiqué diffusé par la FREDON France appelait les agriculteurs et citoyens à la vigilance face à la prolifération inquiétante de l’Ambroisie trifide (Ambrosia trifida) sur le territoire français. Cette plante invasive, originaire d'Amérique du Nord, représente en effet une menace sérieuse pour l'agriculture (pertes de rendement, coûts de gestion supplémentaires), la santé publique (allergies au pollen en fin d'été) et la biodiversité

Contrairement à l’ambroisie à feuilles d’armoise, largement répandue, l'ambroisie trifide est encore relativement contenue. Cependant, sans intervention rapide, elle risque de se propager de manière incontrôlée, rendant sa gestion extrêmement difficile.

Nous exhortons les agriculteurs et l’ensemble de la population à prendre conscience de ce danger imminent et à agir rapidement » indique le communiqué.

 

Comment distinguer l'ambroisie trifide des autres ?

En France, il existe trois espèces d’ambroisie faisant l’objet d’une surveillance : l’ambroisie à feuilles d’armoise (ambrosia artemisiifolia), l’ambroisie à épis lisse (ambrosia psilostachya) et l’ambroisie trifide (ambrosia trifida). Cette dernière se distingue par sa taille imposante, pouvant atteindre de 40 cm à 4 m de hauteur une fois adulte (d'août à septembre). Au début de son cycle (d'avril à juin), ses plantules possèdent deux cotylédons arrondis, avant de former deux feuilles opposées (de juin à juillet). Ses feuilles mesurent 4 à 15 cm et peuvent compter un à cinq lobes, le plus souvent trois. Des fleurs verdâtres, regroupées en longs épis, sont visibles aux extrémités de ses tiges au moment de la floraison.

Attention, la trifide peut prendre des formes différentes à la suite d'une coupe, d'où la nécessité de bien surveiller les zones ayant fait l'objet d'un fauchage ou d'un pâturage.

Lire aussi -> Forte pression des maladies et durcissement des seuils limites de mycotoxine

 

Où l'ambroisie trifide prolifère-t-elle ?

Elle n'a pas été officiellement observée sur le territoire auvergnat » - Frédéric Caray, FREDON AuRA.

Actuellement localisée principalement en région Occitanie, l'Ambroisie trifide a été récemment détectée dans d'autres régions de France, soulignant l'urgence d'une action immédiate. « Elle n'a pas été officiellement observée sur le territoire auvergnat » rapporte Frédéric Caray, conseiller environnement à la FREDON Auvergne-Rhône-Alpes. « La vigilance reste toutefois nécessaire : des introductions sont possibles via le commerce de semences pour cultures agricoles, les engins agricoles (ensileuses, moissonneuses-batteuses) ou de BTP qui transitent d'un territoire à l'autre, et les transports de matériaux (terre, granulats ...) contaminés par des graines d'ambroisie » prévient-il. 

 

Comment prévenir la prolifération de l'ambroisie trifide ?

La nécessité d'agir promptement contre l'Ambroisie trifide repose sur sa capacité à former des foyers difficiles à éradiquer une fois établis. Chaque plant non éliminé représente une source potentielle de dispersion. C'est pourquoi la FREDON encourage les agriculteurs à inspecter régulièrement leurs parcelles, notamment en bordure de routes et de cours d'eau et, en cas de présence suspecte, d'envoyer une photo par mail à l'Observatoire des ambroisies pour confirmation (ambroisie-risque@fredon-france.fr).

Pour la supprimer, munissez-vous de gants et arrachez-là, avant de la laisser au sol en veillant à ce que ses racines ne touchent pas le sol. Il est également possible de signaler directement un foyer sur le site internet "signalement-ambroisie.fr" ou sur l'application mobile dédiée.

Le reste de la population est également invité à participer activement aux signalements de toute plante suspecte dans les jardins, sur les bords de route ou dans les espaces publics.

Des conseils pratiques et les outils de signalement disponibles sur ambroisie-risque.info permettent aux agriculteurs et à la population de contribuer efficacement à cette lutte collective.

Lire aussi -> Le cèdre, essence d'avenir pour les forêts ?

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