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1/3 des zones d’emploi à vocation agricole

Le découpage rénové par L’INSEE de la Nouvelle-Aquitaine en zones d’emploi fait apparaître qu’une sur trois est spécialisée dans l’agriculture.

© Insee

Une nouvelle méthode d’analyse basée sur les trajets domicile-travail a permis à l’INSEE d’établir une nouvelle cartographie des zones d’emploi de la région. Elles se répartissent désormais en six types : grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines, autres grandes agglomérations (dotées de gros employeurs), résidentielles, spécialisées dans l’industrie, spécialisée dans l’agriculture, économie diversifiée et à orientation touristique. Sur les 33 zones d’emploi que compte la Nouvelle-Aquitaine, 11 sont spécialisées en agriculture. Avec 1 emploi sur 4 lié à l’agriculture la zone d’emploi de Lesparre Médoc arrive en tête. À noter que celle-ci montre aussi une activité touristique marquée en grande partie liée à l’œnologie. Deux autres zones comptent une proportion d’emplois agricoles supérieure à la moyenne régionale (12 %) : Libourne et Ussel (15 % et 14 %). Certaines zones agricoles disposent également d’une facette industrielle avec 1 personne sur 5 travaillant dans le secteur. C’est le cas de Cognac (industrie en lien avec la viticulture), Saint-Junien (bois/papier) ou encore Oloron-Sainte-Marie (aéronautique, agroalimentaire). Deux zones principalement à vocation industrielle sont également tournées vers l’agriculture. Il s’agit de Thouars et de Bressuire. Dans le centre et le Sud de la région, huit zones sont définies comme « à économie diversifiée ». Sur la façade atlantique, on retrouve les zones d’emploi à vocation touristiques auxquelles se rajoute la zone de Sarlat-la-Canéda. Cette dernière ainsi que la zone de Royan sont aussi tournées vers l’agriculture. La zone d’emploi de Bordeaux est la seule classée parmi les grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines. Plus grand pôle d’emploi et ville la plus peuplée, Bordeaux dispose cependant d’une moins grande concentration de fonctions métropolitaines* que d’autres agglomérations comparables.
Au niveau économique, l’INSEE note que les territoires les plus spécialisés courent plus de risques lors de chocs économiques. Les zones d’emploi agricoles pâtissent pour leur part d’un essor démographique et économique limité depuis plusieurs années et s’en trouvent également fragilisées. Depuis la crise de 2008, des écarts entre territoires se sont ainsi accentués.

* conception-recherche, prestations intellectuelles, commerce inter-entreprise, gestion et cultures-loisirs.

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