Aller au contenu principal

Sols : « Avec le semis direct sous couvert végétal, il y a moins de pertes d’eau dans mes terres »

Agriculteur à Lalonquette (Pyrénées-Atlantique), Christophe Cassoulong a opté pour le semis direct pour stopper la dégradation de ses sols. Il a pu constater une meilleure infiltration de l'eau...

Christophe Cassoulong, agriculteur à Lalonquette (64)"Par mes pratiques, j’ai récupéré de la connexion verticale jusqu’en profondeur, grâce aux lombrics notamment. ...
Christophe Cassoulong, agriculteur à Lalonquette (64)"Par mes pratiques, j’ai récupéré de la connexion verticale jusqu’en profondeur, grâce aux lombrics notamment. Les cultures peuvent aller chercher de l’eau plus bas."
© R. C.

« Je me suis installé en 1992 et je suis passé en semis direct en 2009 pour la gestion de mes sols, car j’avais le sentiment qu’ils se dégradaient au fil du temps. Ils se montraient de plus en plus difficiles à travailler. J’ai des sols profonds, limoneux à 70 % avec 10 à 15 % d’argile et du sable. En 2009, je ne pensais pas à l’effet de mes pratiques sur l’infiltration de l’eau. Le semis direct est couplé à une couverture végétale permanente, ce qui est important dans l’objectif de remonter le taux de matière organique et pour remplacer l’aération mécanique du travail du sol par l’aération biologique via les racines, les vers de terre…

Je remarque dorénavant une meilleure infiltration de l’eau par mes sols, des mesures réalisées en attestent. Par exemple, lors d’un orage d’été, il y a moins de pertes d’eau que chez des voisins où il y a du ruissellement. Par mes pratiques, j’ai récupéré de la connexion verticale jusqu’en profondeur, grâce aux lombrics notamment. Les cultures peuvent aller chercher de l’eau plus bas. En situation de sécheresse, j’obtiens des rendements meilleurs que chez des voisins.

Entre deux maïs, je fais un couvert de féverole et phacélie. La féverole présente l’avantage de pouvoir semer dedans tout en la détruisant simplement par roulage. J’ai ajouté de l’orge, du triticale et du soja (en dérobé) et une partie des terres sont en prairie temporaire dans la rotation avec toujours la volonté de maintenir un couvert permanent. Le triticale est par exemple mélangé à du trèfle violet, ce dernier se développant bien après la moisson et faisant office de couvert d’interculture, pour être détruit ensuite dans le maïs qui suit. »

Associé à Romain (fils). 150 hectares dont 55 en culture (maïs, triticale, orge, soja…), le reste en prairie.

Les plus lus

<em class="placeholder">Apport d&#039;azote sur blé en sortie d&#039;hiver.</em>
Azote sur blé : quand réaliser le premier apport en 2026 ?

Le premier apport d’azote sur blé se raisonne en s’appuyant sur l’observation des parcelles et les analyses de reliquats…

<em class="placeholder">Grandes cultures. céréales. Moisson de l&#039;orge d&#039;hiver. rendement autour de 100 quintaux. moissonneuse batteuse dans la céréale à maturité. chantier de récolte. ...</em>
Bail rural : le recours excessif à un prestataire de travaux agricoles prive le fermier de son droit de préemption

La Cour d’appel de Reims vient de refuser le droit de préemption à un locataire qui avait recours à une entreprise pour des…

<em class="placeholder">Agriculteur à la retraite avec son fils conduisant un valet de ferme.  </em>
Cumul emploi retraite agricole : des conditions plus restrictives pour les jeunes retraités

Les conditions de cumul emploi retraite évoluent à compter du 1er janvier 2027, limitant le cumul de la pension de retraite et…

<em class="placeholder">Fabrice Duflo, agriculteur à Astaffort (Lot-et-Garonne)&quot;Le analyses de sève sont intéressantes, couplées avec des analyses de terres pour faire le distinguo de ce qu’il ...</em>
Analyse de sève : « J’ai amélioré mon rendement en blé de 7 quintaux par hectare dans un essai en corrigeant une carence en fer »
Producteur à Astaffort (Lot-et-Garonne), Fabrice Duflo a testé pour la première fois l'analyse de sève sur un blé, avec un…
<em class="placeholder">Implantation des céréales. semis enrobé d&#039;orge de printemps avec un semoir 27 rangs de marque Lemken Solitair 9.  tracteur John Deere 6210R type PM pro Direct Drive avec ...</em>
Comparaison semis direct et labour : un gain de temps de 25 à 50 % selon les études

Une étude récente menée en Bourgogne-Franche-Comté sur un site d'expérimentation de la coopérative Alliance BFC apporte des…

<em class="placeholder">Fabrice Normandin, producteur à Saint-Palais-du-Né (Charente), devant sa moiss&#039;batt à chenilles</em>
Maïs : « Je recherche des variétés qui résistent au manque d’eau sur mon exploitation en Charente sans irrigation »

Producteur à Saint-Palais-du-Né (Charente), Fabrice Normandin doit composer avec des parcelles non irriguées sur des sols…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures