Aller au contenu principal

Multiplication semences : "Il faut offrir de la lisibilité aux producteurs"

Vincent Minière est agriculteur à Boulay-les-Barres (Loiret). Producteurs de semences, il plaide pour une augmentation de la valeur des semences.

Vincent Minière : "En semences potagères et fourragères, l’agriculteur supporte tous les risques."
© Fnams

« Comme tous les producteurs, j’observe une augmentation de nos charges, en particulier des charges salariales, qui augmentent de 15 %. Les interdictions de phytos ont des conséquences sur nos exploitations semencières : elles sont de plus en plus gourmandes en main-d’œuvre alors qu’il est difficile de recruter.

Plus globalement, l’augmentation des charges post-Covid était de 10 à 15 %. Et depuis, il y a la guerre en Ukraine. Je suis un semencier dans l’âme mais nos jeunes calculent et se posent beaucoup moins de questions que nous : des productions alimentaires sont parfois aussi rémunératrices que la multiplication.

Ce n’est pas par hasard si on ne trouve pas toutes les surfaces pour multiplier les pois ou les betteraves. Dans les conditions actuelles, si on veut construire des filières durables, il faut offrir de la lisibilité aux producteurs et cela passe par une augmentation substantielle de la valeur des semences. La filière doit mettre en oeuvre les moyens pour que tout le monde y trouve son compte. En semences potagères et fourragères, l’agriculteur supporte tous les risques : ne peut-on pas créer une solution assurantielle ? »

Les plus lus

<em class="placeholder">Famille Battitt Crouspeyre, parents et enfants au milieu des vignes</em>
« Un mois avant la naissance prévue de ma fille, j’organise mon exploitation en vue de mon congé paternité »

Battitt Crouspeyre, viticulteur dans les Pyrénées-Atlantiques et futur papa, a déjà envoyé son formulaire à la MSA. Il achève…

<em class="placeholder">Rodolphe et Pauline Bourdois arboriculteurs dans l&#039;Essonne, associés en EARL.</em>
« Je me suis installée avec mon conjoint en EARL, car l’EARL est plus souple que le Gaec »

Pauline Bourdois, arboricultrice en agriculture biologique, s’est installée en tant que hors cadre familial avec son conjoint…

<em class="placeholder">Théophile Piot, dans la cour de la ferme de la SCEA De Novion,</em>
Reprise d’une exploitation agricole familiale : « Je me suis installé en SCEA à cause de la holding associée »

Théophile Piot, céréalier, a repris l’une des trois exploitations familiales, la SCEA De Novion, à Mitry-Mory (Seine-et-Marne…

<em class="placeholder">Cave coopérative des Vignerons de Puisseguin Saint Emilion en Gironde, le 28 septembre 2017 durant les vendanges</em>
Quelles sanctions pour un exploitant agricole qui ne tient pas son engagement vis-à-vis de sa coopérative ?

Sauf cas de force majeur, le retrait anticipé d’un associé coopérateur avant la fin de son engagement l'expose à des pénalités…

<em class="placeholder">Application d&#039;un produit phytosanitaire sur blé. </em>
Produits phytosanitaires : la fin de la séparation de la vente et du conseil est actée

L’arrêté publié le 22 décembre entérine la fin de la séparation entre la vente et le conseil des produits…

<em class="placeholder">Eric Thirouin, président de l&#039;AGPB, face à la ministre Annie Genevard.   </em>
Plan d’urgence pour les céréaliers : 40 millions d’euros débloqués, une réponse jugée insuffisante

La ministre Annie Genevard a signé ce 29 janvier 2026 la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures