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Un bolus pour rétablir le statut en sélénium

Un bolus permet d’apporter du sélénium aux brebis qui sont à l’herbe sans concentré. Résultats d’expérience.

Ce petit cylindre de 48 g diffuse quotidiennement 0,4 mg de sélénium. © Ciirpo
Ce petit cylindre de 48 g diffuse quotidiennement 0,4 mg de sélénium.
© Ciirpo

Chez les agneaux, les carences en sélénium se manifestent notamment par des myopathies appelées le « raide de l’agneau ». Chez les brebis, des problèmes de délivrance restent un des principaux symptômes. Plusieurs études ont été réalisées ces dernières années afin de déterminer quelles sont les formes d’apport efficaces possibles sachant que les besoins d’une brebis en fin de gestation sont de l’ordre de 0,4 mg de sélénium par jour. La distribution quotidienne d’un complément minéral vitaminé au cours du dernier mois de gestation est une des solutions. Par contre, la forme buvable du sélénium en un seul apport en milieu de gestation n’apporte pas les résultats attendus.

Une activité biologique multipliée par cinq

Mais pour les brebis qui sont à l’herbe sans concentré, l’apport de sélénium par un complément minéral sous forme de granulés, poudre ou semoulette n’est pas possible. Le bolus peut alors être une solution. D’un coût d’environ deux euros par brebis, il diffuse plusieurs minéraux et oligo-éléments pendant plusieurs mois. Le bolus 24-7 Smartrace de la société britannique Agrimin Ltd (commercialisé en France par FranceOvi) vient d’être testé par le Ciirpo en partenariat avec le fabriquant. À partir du 4 novembre 2015, les taux de GPX (l’enzyme spécifique du sélénium) de deux lots de 25 brebis carencées en sélénium et nourries exclusivement avec de l’herbe ont été comparés, l’un d’entre eux ayant bénéficié du bolus. Alors que le lot qui n’a pas reçu le bolus est resté très carencé, le statut des brebis qui a bénéficié de cette supplémentation a été rétabli et s’est maintenu à un niveau élevé 120 jours après l’administration (595 unités internationales -UI- contre 125 UI pour un seuil de carence qui se situe à 200 UI). Sur les 48 brebis qui ont mis bas, le taux de prolificité est supérieur de 12 % dans le lot avec bolus. Cet écart de prolificité mérite toutefois d’être validé sur des effectifs plus importants.

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