Sangliers
Plus de 60 agriculteurs rencontrent le Préfet
Sur les secteurs de La Chaise-Dieu et Paulhaguet, les agriculteurs expriment leur "ras-le-bol" face aux trop nombreux dégâts causés par les sangliers. Ils ont rencontré le Préfet pour lui faire part de leur problème et attendent maintenant des solutions rapides, fermes et efficaces.


Après plusieurs mois de “ras-le-bol” suite aux nombreux dégâts provoqués par les sangliers sur les exploitations des cantons de la Chaise-Dieu et de Paulhaguet, Alain Fouillit, agriculteur et Maire de St Pal de Senouire, a demandé une rencontre avec Monsieur le Préfet afin de trouver des solutions à ce problème. Plus de soixante agriculteurs étaient présents ce mardi 6 juillet afin d’expliquer l’ensemble des problèmes causés par les sangliers (dégâts sur les prairies et les cultures, clôtures cassées, bêtes apeurées, butyriques dans le lait, perte de revenu, etc.).
« Ça suffit, il y en a marre, on ne veut plus d’agrainage sur le massif, on veut que les sangliers soient tirés efficacement jusqu’à fin janvier » a insisté un agriculteur. Les agriculteurs présents ont demandé l’arrêt de l’agrainage et l’ouverture anticipée de la chasse au 15 août sur tout le massif ; ils trouvent anormal qu’il y ait des sangliers dans des forêts majoritairement constituées de conifères. Sans agrainage, il n’y aurait plus de nourriture pour les sangliers dans ces forêts. La solution parait simple.
Des exemples d’agrainage clandestins ont été montrés au Préfet. Les infractions n’étaient jusqu’à présent sanctionnées que par une amende de 38 €. Cette amende vient de changer de classe ; son montant sera alors de 135 € à payer par les contrevenants. Le préfet a dit entendre les propositions du monde agricole et va réfléchir aux solutions à appliquer. A l’issue de la rencontre, les agriculteurs ont précisé qu’ils attendent des solutions rapides, fermes et efficaces.
Pensez à déclarer les dégâts de gibiers sur vos parcelles
Comme chaque année à cette époque, les sangliers rentrent dans les céréales où dans les lentilles et engendrent des dégâts. Nous tenons à rappeler les modalités de déclarations de dégâts. Les dégâts doivent être signalés auprès de la Fédération Départementale des Chasseurs. Un dossier doit impérativement être rempli et complet afin qu’un estimateur vienne constater les dégâts et prévoir les modalités d’indemnisation. Une obligation réglementaire impose que les déclarations soient faites avec un délai de 10 jours (Avant récolte). Ce délai permet aux estimateurs de planifier les rendez-vous chez les agriculteurs. En ce qui concerne les céréales et les maïs, afin que l’estimateur intervienne au plus près de la récolte, il est indispensable de déposer un dossier avant les dix jours et de prendre rendez-vous pour que l’estimation soit la plus proche possible de la réalité.
La Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage s’est réunie sous sa forme spécialisée « dégâts causés aux récoltes et aux cultures agricoles » afin de fixer le barème « perte de récolte des prairies ». La négociation a abouti à un accord d’un montant de 10.50 €/q pour les prairies naturelles et de 12 €/q pour les prairies temporaires et la luzerne. Ces tarifs pourront être réévalués à hauteur de 20% maximum sur justification d’achat de fourrage afin de compenser partiellement ou totalement les pertes de l’année 2010. Le tarif d’indemnisation sera dans ce cas égal au montant de la facture envoyée dans la limite des 20% supplémentaires. La procédure prévoit que la Fédération Départementale des Chasseurs envoie ensuite une proposition d’indemnisation à retourner signée, sous dix jours.
Nous vous incitons à retourner cette proposition rapidement afin d’accélérer la mise en paiement.